Chutes : comment protéger nos aînés ?

Les accidents domestiques constituent la troisième cause de mortalité en France, après le cancer et les maladies cardiovasculaires. Brûlures, intoxication, suffocations, les accidents domestiques sont nombreux mais le plus fréquent reste la chute… Si elle n’est pas toujours mortelle, elle peut avoir de lourdes conséquences.

Plus on vieillit, plus on est vulnérable. Mais cela n’est pas une fatalité ! Il est vrai que les accidents domestiques sont responsables de 2 décès sur 3 chez les plus de 75 ans mais il est possible de les éviter en prenant certaines précautions. Les chutes sont les accidents les plus fréquents. Elles représentent 80 % des accidents au-delà de 65 ans. En France, on compte 400 000 chutes chaque année, chez les personnes âgées. Les causes sont multiples : âge, troubles cognitifs, troubles de l’audition ou de la vue, faiblesse musculaire, troubles de l’équilibre… Les chutes ne sont pas toujours mortelles, mais les conséquences peuvent être dramatiques. Elles vont dépendre de la gravité de l’accident ainsi que de l’état de la personne âgée. La chute peut être à l’origine d’un traumatisme crânien, de fractures, une déshydratation ou dénutrition, dans le cas où la personne âgée se retrouve dans l’incapacité de se relever. Au-delà des conséquences physiques, l’impact psychologiques lors d’une chute est aussi à prendre en considération. En effet, la personne âgée va craindre à nouveau de tomber et va perdre confiance en ses capacités. Petit à petit, elle va réduire ses déplacements et son activité physique. Cette immobilisation va avoir pour résultat une diminution de la masse musculaire et un repli sur soi.

Les études montrent que les chutes surviennent dans la majorité des cas dans la salle de bain lors de la toilette et dans la cuisine. 15% des chutes ont lieu sur la voie publique. Pour limiter au maximum les risques de chutes chez les personnes âgées, il est recommandé d’optimiser son logement pour faciliter le maintien à domicile. La première étape consiste en sécuriser et aménager son lieu de vie. Il faut veiller à ce que l’entrée, le couloir et les pièces soient dégagés et suffisamment éclairés. S’il y a des tapis, il est important de vérifier qu’ils soient bien fixés au sol. Dans la salle de bain, opter pour un revêtement antidérapant et étanche. Afin de sécuriser la pièce, choisir une baignoire ou une douche pour personne à mobilité réduite et fixer plusieurs barres de soutien. Ensuite, il est important d’adopter une hygiène de vie saine en privilégiant les aliments riches en calcium et en protéines, afin d’éviter les risques de fragilité osseuse ou d’ostéoporose. Pour entretenir les muscles, il faut également conserver une activité physique régulière et adaptée. Pour plus de sécurité, il est possible d’installer un système de téléalarme. En cas de problème, le sénior peut donner l’alerte en appuyant sur un médaillon qu’il doit porter en permanence. Selon la situation dans laquelle il se trouve, un proche est contacté et une intervention est déclenchée pour lui porter assistance.

Deborah

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