Comme une lettre à la poste !

Des collégiens ont participé à un atelier d’échanges épistolaires avec les résidents de l’Ehpad les Dames Blanches à Yvetot.

D’un côté des jeunes collégiens de 4ème et de l’autre, des résidents d’un Ehpad. Deux générations que tout t’oppose, et pourtant ensemble ils ont partagé des moments précieux et riches en émotions !

Le projet Correspondance a permis de réunir les élèves du collège Albert Camus et les résidents de l’Ehpad les Dames Blanches à Yvetot, autour d’un atelier de lecture pas comme les autres.

Les collégiens ont écrit des lettres aux séniors de l’Ehpad, et ils se sont retrouvés le mardi 10 janvier pour la lecture de ces lettres. Des questions autour de la guerre, de l’Histoire reviennent souvent.

D’habitude, c’est dans les livres que les collégiens apprennent l’Histoire, mais là ils ont en face d’eux de vrais témoins parfois. Alors, les émotions s’en mêlent : joie, émotion, nostalgie…

La lecture des lettres est anonyme. Le lecteur n’était donc pas forcément l’auteur. Le prénom Raphaël était utilisé pour nommer les résidents de l’EHPAD et le prénom Barbara désignait les collégiens.

Malgré les débuts timides, les collégiens ont passé comme une lettre à la poste, cet exercice d’expression orale : « Les élèves ont appréhendé le fait de se confier puis ils se sont investis. Ils étaient très heureux d’avoir des réponses personnalisées. Ils ont été touchés » raconte Hélène Croix, professeur de Français au collège Albert Camus.

Les liens intergénérationnels permettent de lutter contre l’isolement des séniors et encouragent la quête de sens et d’utilité des plus jeunes. Ils favorisent la cohésion au sein d’une société et permettent le partage de valeurs telles que la bienveillance, le respect, l’écoute, la curiosité incitant à l’échange approfondi…

« L’idée est de créer un échange intergénérationnel. Il y a eu un temps d’écriture au collège. Je suis reparti avec les lettres à destination des résidents de l’EHPAD. Ensuite, ils écrivaient leur réponse. Le thème de ces lettres, c’est l’identité. Aujourd’hui (mardi), c’est la restitution. Les lettres vont être lues » explique Yann Dupont, auteur et intervenant dans le cadre du projet Correspondance.

Deborah

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