Apprendre à gogo !

Une écolière du Kenya, se retrouve sur les bancs de l’école à 94 ans ! N’ayant pas eu accès à l’éducation lorsqu’elle était enfant, cette nonagénaire a intégré une classe de CM2 pour apprendre à lire et écrire. Un bel exemple plein d’espoir pour les jeunes filles du Kenya.

Il n’y a pas d’âge pour apprendre ! La preuve : la plus vieille écolière du monde, s’appelle Gogo et a 94 ans ! Son histoire est loin de ressembler à celles que l’on entend le plus souvent. Née au Kenyan dans les années 1927, Priscilah Sitienei, n’a pas eu accès aux bancs de l’école. Mariée à l’âge de 12 ans, Priscilah Sitienei a mis au monde trois enfants, puis est devenue sage-femme : « Les garçons venaient dans les villages pour voir celles qui étaient mariables et les parents négociaient », se souvient-elle amèrement. Mais pas question de vivre avec des regrets ! Il y a 4 ans, la nonagénaire décide de prendre sa revanche et s’inscrit à l’école de Ndalat à l’âge de 90 ans : « J’ai commencé à aller à l’école car j’étais frustrée de voir mes petites filles ne plus y aller quand elles deviennent mères, j’ai décidé d’y aller pour leur montrer qu’on pouvait le faire », raconte-t-elle.

Et son intégration, s’est passée sans difficulté ! Et pour cause, Priscilah Sitienei dont le surnom Gogo, signifie grand-mère, s’est retrouvée dans la même classe que six de ses arrières petits-enfants ! Mais pas de favoritisme pour la plus vieille écolière du monde. Gogo porte l’uniforme comme toutes les autres jeunes filles, elle assiste à tous les cours, assise à un petit pupitre de bois, et son institutrice la traite comme une élève ordinaire. Le rêve de Gogo : apprendre à lire et à écrire pour pouvoir découvrir la Bible mais aussi transmettre ses connaissances médicales. Ancienne sage-femme pendant près de 65 ans, Gogo a même assisté à l’accouchement de certains de ses camarades de classe, âgés entre 10 et 14 ans. Gogo a soif d’apprendre, mais souhaite également faire passer un message aux enfants du monde entier : « Je vois des enfants qui vivent sans espoir, des enfants perdus. Je veux qu’ils me voient à l’école, je veux les inspirer. Je veux dire aux enfants du monde, surtout aux filles, l’éducation sera votre richesse, lancez-vous sans hésiter » raconte-t-elle.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Priscilah Sitienei a inspiré le réalisateur Pascal Plisson pour un film documentaire intitulé « Gogo » et qui relate son histoire. « Elle n’a pas été très difficile à convaincre » se rappelle t’il. « Elle a très vite compris que son histoire pouvait aider les petites filles. Elle a adhéré tout de suite. Elle ne pouvait pas refuser. C’était dans son ADN de faire ce film »

Morale de l’histoire : il n’est jamais trop tard pour réaliser ses rêves !

Deborah

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