Une maison de retraite aux airs de petit village

Aux États-Unis, un entrepreneur transforme les chambres d’une maison de retraite en petites maisons de quartier. Destiné aux personnes atteintes d’Alzheimer, cet Ehpad, a été pensé afin d’améliorer la vie des personnes âgées.

Jean Makesh est propriétaire de trois maisons de retraite destinées aux personnes atteintes de démence. Afinde faciliter l’adaptation des personnes âgées en Ehpad, cet entrepreneur américain a eu une idée lumineuse : redécorer son établissement Lantern Of Chagrin Valley et transformer les chambres en petites maisons de quartier aussi différentes les unes que les autres. Le but : offrir un cadre accueillant et apaisant aux patients atteints d’Alzheimer. Aux Etats-Unis, environ 5,8 millions de personnes souffrent de la maladie d’Alzheimer. Cette maladie neuro dégénérative détruit les cellules cérébrales de façon lente et progressive. Peu à peu, la maladie touche de nouvelles zones du cerveau et détériore certaines fonctions cérébrales. Cette pathologie entraîne des pertes de mémoire, mais également des troubles de l’orientation, du langage, de la marche, et enfin du comportement.

Jean Makesh raconte que cette idée lui est venue grâce à l’histoire d’une de ses résidentes. Norma âgée de 92 ans et touchée par la maladie d’Alzheimer, expliquait tous les soirs au personnel de la maison de retraite qu’elle devait rentrer chez elle pour prendre soin de sa mère. A cause de la maladie, Norma oubliait que sa mère ne faisait plus partie de ce monde. Bien que les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer oublient des évènements passés récents, elles ont tendance à se souvenir de la majeure partie de leurs années de jeunesse. C’est la raison pour laquelle Jean Makesh a décidé de rénover l’intérieur de son établissement en reproduisant un petit quartier des années 30 et 40. L’environnement familier, permet aux pensionnaires de replonger dans leurs souvenirs, et de les aider à combattre leurs troubles de la mémoire.

Les maisons ont été conçues avec un design de villégiature du milieu des années 1940. Tout a été pensé pour coller à la réalité ! Chaque maison possède dans son entrée un porche avec un rocking-chair pour se reposer, les tapis ressemblent à de l’herbe, le plafond a été remplacé par un ciel artificiel qui se déclenche et s’éteint en fonction des heures de la journée.  Le but étant de ne pas perturber l’horloge biologique des habitants de ce « village » ! Au-delà de ces modifications, Jean Makesh a également inclus l’aromathérapie et la thérapie sonore dans son projet de rénovation. Des odeurs sont diffusées, des bruits sont imités afin de de donner l’impression d’une vraie vie de quartier. Face à l’immense succès de ce projet, deux nouveaux centres ont été mis en place aux Etats-Unis.

Deborah

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